[JV] Test – Sea King (Switch)

Posted By Svetlana Mori le 14 octobre 2019

Ça faisait un bail depuis le dernier test de jeu vidéo publié sur le blog. Plus d’un an et demi, en fait… Au risque de faire oublier que ceci est un blog perso et non pas juste littéraire !

Et ce n’est toujours pas VOEZ qui est mis à l’honneur, mais un autre jeu Switch.

Il y a de fortes chances que Sea King soit passé totalement inaperçu lors de vos balades sur l’eShop. Il faut dire qu’en général, les « petits jeux » à 5€, on sait ce que ça vaut derrière une image de présentation parfois attractive (la plupart du temps, « même pas ce prix-là »). De quoi se méfier à la longue, et à raison. Sauf dans le cas de Sea King !

Vous le savez depuis le temps, j’adore les pirates. Il était donc logique que, tombant dessus parmi les promos du moment, la curiosité me pousse à cliquer pour en savoir plus… D’autant que les jeux sur le thème sont pour l’instant assez peu nombreux sur l’eShop : en dehors d’un jeu de flipper et d’un autre titre de bataille navale à l’enrobage franchement peu engageant, en attendant le prometteur Stranded Sails, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent.

Premier bon point, contrairement à son concurrent direct Pirates : All Aboard ! (tout en gros polygones vraiment très moches qui ne donnent pas envie), Sea King s’avère plutôt attrayant visuellement. Ce n’est pas non plus la gaffe graphique de l’année mais c’est propre, avec différents environnements, une lumière qui change parfois et des bateaux au look chatoyant qui ne cherche même pas à faire dans le réaliste, chacun pourvus d’une identité et d’un certain charme !

Du Blue Mary, le navire classique par excellence, à ceux tout droit venus des autres continents, en passant par l’inspiration drakkar, il y en a pour tous les goûts.
On pourra toujours râler que cette variété n’est que cosmétique et que leurs caractéristiques sont toutes identiques (maniabilité, vitesse, etc) mais ce qu’il perd éventuellement en stratégie, le jeu le gagne en équilibre.

Personnellement, j’ai un gros faible pour Doomy

Sea King, c’est donc un pur titre « passe-temps », axé sur de courtes batailles navales. Le genre de titre particulièrement bien adapté au jeu multi (ici possible jusqu’à quatre joueurs en local). Mais la bonne nouvelle, c’est que le soft est tout aussi croustillant en solo !

Les roumains d’Interactive Stone ne se sont en effet pas moqués de nous, avec pas moins de onze modes de jeu (sans oublier l’indispensable tutoriel), chacun possédant bien évidemment ses subtilités propres. En dehors du classique Match à mort se trouvent des modes plus originaux tels que Nid de mouette, où vous devrez rester immobile le plus longtemps possible pour que le capricieux volatile puisse se mettre à l’aise (ce qui, quand ça canonne de partout autour, relève de la gageure).

Une autre idée de l’enfer

Dans le même genre, il y a aussi Chant de la sirène, où la créature attire vers elle tous les navires, Shark Pong, où en plus des adversaires il vous faudra composer avec un requin prompt à vous attaquer si vous ne le chassez pas vers les autres, ou Pêche, où le but du jeu est de remplir davantage vos filets que les autres (quitte à les couler pour qu’ils recommencent à zéro).

Même les modes de jeu à priori plus basiques se jouent tous différemment : dans Vortex Royale, ne comptez pas sur un quelconque décor pour vous abriter, tandis qu’Étreintes Kraken réduit rapidement la surface de jeu et donc votre marge de manœuvre.

De quoi varier les plaisirs

Et la marge de manœuvre, c’est quelque chose de crucial dans Sea King, puisque vous ne pouvez pas vous contenter de canonner à tout-va, chaque tir étant suivi d’un temps de rechargement pouvant souvent se révéler fatal. Rater son coup se paie généralement très cher !
Il ne faut pas non plus s’emmêler les pinceaux avec la maniabilité, chacun des quatre boutons de la console correspondant en effet à un canon, indépendamment de l’orientation de votre bateau. Appuyer sur A ne tirera donc pas « vers la droite », mais « à tribord », ce qui demande un petit temps d’adaptation.

Là par exemple, pour tirer vers l’adversaire, je dois presser le bouton… de gauche.

Bon, tout ça, c’est bien beau, mais on ne se fait pas un peu chier à jouer contre l’IA ? Eh bien en fait, pas du tout. La page de l’eShop ne mentait pas en vantant les vertus de celle-ci, puisque les navires contrôlés par l’ordinateur ne vous feront aucun cadeau. La difficulté n’est pas insurmontable pour autant et le jeu reste toujours fun, mais la moindre erreur équivaut systématiquement à un point pour l’adversaire. Certains modes sont ainsi plus faciles que d’autres : si la victoire est somme toute aisée en Vortex Royale, Attraper la grippe, qui demande de gérer à la fois les canons de l’adversaire et la maladie que vous devez lui refiler – en vous approchant puis décampant le tout sous vous prendre un boulet – est une toute autre histoire.

Mais les défaites ne sont somme toutes jamais frustrantes tant le jeu est rapide. Une manche ne prend généralement que quelques secondes, et une « partie » rarement plus d’une minute ou deux. Ajoutez à ça la présence d’une sélection de mode aléatoire, et l’on n’a aucun mal à enchaîner les batailles sans lassitude.

Le soft possède en effet ce petit côté addictif (« encore une partie puis j’arrête… allez, encore une autre ») qui le rend difficile à lâcher une fois lancé. Partie après partie, le jeu compte les points jusqu’à ce que vous décidiez de retourner vers le menu principal pour remettre les compteurs à zéro, changer de bateau ou tout simplement de quitter le jeu.

Genre là, l’IA est bien partie pour me foutre une branlée monumentale

Côté audio, les thèmes musicaux sont très agréables et mettent bien dans l’ambiance. Et si jamais vous n’aimez pas, tout est paramétrable (il est possible de supprimer les commentaires, ce que j’ai fait).

Sea King est donc une excellente surprise. Que vous recherchiez un jeu simple et rapide pour passer le temps ou quelque chose de convivial pour vous amuser entre amis, dans les deux cas, vous aurez largement de quoi faire !
Enfin, si jamais vous hésitez malgré tout à investir, sachez que le jeu peut occasionnellement passer moins cher grâce aux promotions (je l’ai eu à 3€49), histoire de craquer plus facilement !

Pour en savoir plus :

Page eShop du jeu
Twitter du développeur

About the author

Svetlana Mori
Auteur de romance fantasy et paranormal romance Photographe amateur ♥ : dolls, livres, hardstyle, jeux vidéo, Domino's pizza, shipspotting, courses NASCAR, etc.

Commentaires

Poster un commentaire

Please note: Comment moderation is currently enabled so there will be a delay between when you post your comment and when it shows up. Patience is a virtue; there is no need to re-submit your comment.